Redevances minières: un «recul majeur» qui a coûté très cher, dit l’opposition

(Québec) Les libéraux et les caquistes dénoncent un «recul majeur» sur un engagement phare du Parti québécois (PQ) en campagne électorale. Une promesse «irréfléchie» de 388 millions $ qu’il savait irréaliste, disent-ils.

«Au niveau démocratique, c’est une triste journée pour le Québec», a soutenu l’ex-ministre libéral des Finances, Raymond Bachand. Il est le père du régime que le gouvernement Marois a décidé de mettre à la poubelle.

Et ce, pour pas grand-chose, selon lui, compte tenu des coûts engendrés par l’«incertitude» créée depuis l’élection de septembre, ainsi que durant tous ces mois où, dans l’opposition officielle, le PQ promettait la lune.

«Depuis deux ans, le Parti québécois a crié partout que le Québec brade ses ressources naturelles. Il a fait sa campagne électorale sur ça. Il a manqué de respect envers les électeurs.»

Pour Raymond Bachand, la «conjoncture péquiste» a pesé beaucoup plus lourd que la «conjoncture mondiale» dans les pertes d’emplois et les 700 millions $ d’investissement perdus.

Pour son collègue Jean D’Amour, le gouvernement a sciemment «menti aux Québécois». Il note que la transformation du minerai au Québec ne sera pas obligatoire, contrairement à ce qui avait été promis.

M. D’Amour réclame une «étude d’impact» sur les petites sociétés minières et sur les sous-traitants de l’industrie.

Même écho à la Coalition avenir Québec : «La promesse électoraliste de hausser les redevances minières constituait probablement, avec l’abolition de la taxe santé, l’engagement électoral le plus connu du parti de Pauline Marois», a exposé le député François Bonnardel. Il estime aujourd’hui que le gouvernement Marois a été élu «sous de fausses représentations».

Ni Raymond Bachand, ni François Bonnardel ne sont impressionnés par les 50 millions $ supplémentaires attendus en 2015. À l’instar du premier, M. Bonnardel soutient que les torts causés à l’économie québécoise par l’«incertitude» dépassent de loin les bénéfices possibles du nouvel impôt minier.

«Le chantage économique»

Contrairement aux caquistes et aux libéraux, Québec solidaire pense que le gouvernement aurait pu aller chercher beaucoup plus d’argent dans les goussets des minières.

Amir Khadir ne croit pas le ministre Nicolas Marceau lorsqu’il affirme que «s’il avait été possible d’aller en chercher plus, on serait allés en chercher plus».

Pour le député de Mercier, «le chantage économique» l’a emporté sur le «courage» politique. «Il est pour le moins grotesque que le lobby des grandes minières ait été consulté [par le gouvernement], ce qui démontre le niveau de privilège de ces multinationales qui considèrent avoir des droits sur notre territoire.»

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