De nombreux ingénieurs ont contribué à la campagne de Pauline Marois

pauline sainte

Denis Lessard
La Presse

Publié le 14 mars 2013 

(QUÉBEC) L’ingénieur François Perreault, qui a confirmé l’existence d’un réseau de collusion dans la distribution des contrats à la Ville de Montréal, a contribué à la campagne à la direction avortée de Pauline Marois, en 2007.

Avant que Gilles Duceppe ne déclare forfait et renonce à la succession d’André Boisclair, une éphémère course à la direction du Parti québécois (PQ) s’était amorcée. Pas moins de 62 personnes avaient contribué directement au PQ pour le financement de la campagne de Mme Marois. Compte tenu du contexte, le trésor de guerre était impressionnant: 123 000$, soit une moyenne de 2000$ par donateur.

Une forte majorité (84%) des donateurs ont signé des chèques de plus de 1000$; 44% ont même donné le maximum, soit 3000$. L’ingénieur Perreault avait fourni 2000$ et sa collègue de Genivar, Sophie Ménard, avait donné 3000$.

Une analyse des contributeurs faite à l’époque par Québec solidaire indiquait qu’au moins les deux tiers des dons venaient de firmes de génie-conseil (80 000$ des 123 000$ recueillis). Axor remportait la palme avec des dirigeants qui, au total, avaient contribué pour 25 000$. Le Groupe SM, aussi mentionné à la commission Charbonneau, n’était pas loin derrière: ses cadres ou employés avaient fourni au total 20 000$. Bernard Poulin, patron de SM, était étroitement associé au Parti libéral du Québec, mais s’était rapproché du PQ sous Lucien Bouchard. M. Poulin a engagé Ginette Boivin, responsable du financement au PQ pendant des années; cette dernière avait donné 3000$ à la caisse de Mme Marois.

Mandat du MTQ

Par ailleurs, Genivar, qui se retrouve sur la sellette à la commission Charbonneau – François Perreault a reconnu avoir donné jusqu’à 400 000$ à Bernard Trépanier pour le parti du maire Gérald Tremblay -, avait reçu un mandat de 24 500$ du ministère des Transports sous le gouvernement Landry. Un mois avant les élections générales, on avait choisi la firme pour «analyser des soumissions reçues dans le cadre de divers projets, spécialement dans le cas où on constate un écart important entre les coûts estimés et ceux soumissionnés par les entrepreneurs pour la Direction de l’Île de Montréal».

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