Agnès Maltais a également financé l’organisme pro-vie

Journal de Québec
Taïeb Moalla/Agence QMI

QUÉBEC – L’arroseur Agnès Maltais a été arrosé jeudi soir. La députée péquiste de Taschereau a dû admettre qu’elle a financé, en janvier 2008 – à hauteur de 200$ – un organisme pro-vie de Québec.

Mardi, Mme Maltais avait elle-même révélé, lors des crédits budgétaires, que le ministre de la Santé avait accordé une subvention de 1000 $, sur son budget discrétionnaire, au Centre Naître ou ne pas naître. Gêné, Yves Bolduc avait répliqué qu’il ignorait tout des orientations de l’organisme et affirmé que la société québécoise était résolument pro-choix.

Or, le Journal de Québec a appris, jeudi, que Mme Maltais a donné de l’argent, sur son budget discrétionnaire de députée, au même organisme. Le Centre est présidé aujourd’hui par une militante péquiste, candidate du PQ dans Vanier en 2003, Nicole B. Madore.

« Je m’attendais à votre appel, car mon attaché politique m’avait parlé de ça hier [mercredi] soir, a répondu Mme Maltais au Journal. Je ne me souvenais pas d’avoir accordé cette subvention. Je suis déçue de m’être fait prendre. Je le regrette. Je ne savais pas du tout que c’était un organisme pro-vie. »

Au moment du don de Mme Maltais, Nicole Madore n’était pas encore présidente du centre. « On m’avait dit que le centre venait en aide aux femmes enceintes. Avoir su que c’était pro-vie, je n’aurais jamais donné de l’argent. Comme je l’ai déjà affirmé, il n’est pas question que des fonds publics financent de tels organismes », a ajouté Mme Maltais.

D’après elle, cette histoire prouve, si besoin est, l’importance pour Québec de se doter d’un mécanisme de « certification » permettant de distinguer les organismes « pro-choix » des « pro-vie ».

Madore déçue

De son côté, Nicole Madore a dit qu’elle était « déçue » des prises de position d’Agnès Maltais. « Nous aidons les mamans dans leurs grossesses. Je ne vois pas pourquoi on ne recevrait pas de subventions », a-t-elle glissé.

Usant d’une métaphore particulièrement savoureuse dans le contexte, Mme Madore a noté qu’il ne fallait surtout pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

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