Des députés péquistes invités au camp de pêche de la Kruger

Le Devoir

Robitaille, Antoine

Québec – Deux députés du Parti québécois ont participé mercredi à une journée de pêche au camp de la compagnie Kruger de La Tuque en compagnie de Guy Chevrette, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ). Un poste que l’ancien ministre quittera d’ailleurs l’an prochain, comme Le Journal de Montréal le révélait hier.

 

Selon le député de la circonscription de René-Lévesque, Marjolain Dufour, qui y était, il a été «abondamment question», lors de cette rencontre, du sort de plus de 1000 employés des trois usines de Kruger sur la Côte-Nord. Ceux-ci représentent plus de «60 % des emplois forestiers du comté de René-Lévesque». L’autre député présent était Luc Ferland, qui représente Ungava depuis 2007. C’est le vice-président aux affaires publiques Jean Majeau qui représentait la papetière. Ce dernier n’a pas rappelé Le Devoir hier.

 

Mais pourquoi faire cette réunion au camp de pêche de la Kruger? «On aurait pu les rencontrer n’importe où au Québec, a répondu Guy Chevrette. Quand on a demandé la rencontre, [les gens de Kruger] ont dit: « Ça vous tente-tu de faire ça là? » On a pris seulement une journée. C’est comme un tournoi de golf: tu profites de l’occasion pour combiner deux actions.» Puisqu’il était en «session intensive», M. Dufour dit qu’il n’avait pas d’autre moment et que, s’il ne voulait pas rater cette rencontre avec M. Majeau, il devait opter pour une journée à La Tuque.

 

Selon M. Chevrette, M. Majeau, les députés et lui ont fait pendant cette journée «le point» sur une série de dossiers, dont le fait que Kruger n’est pas encore «consolidée». «Je voulais voir comment ça marche», a dit M. Chevrette, qui ajoute que la question de la Paix des Braves a aussi été abordée.

 

M. Chevrette a aussi rappelé ses vives critiques à l’égard du livre vert sur la réorganisation du régime forestier, déposé par le ministre Claude Béchard plus tôt cette année. D’ailleurs, M. Chevrette rencontrait hier le caucus péquiste sur la question. Rien n’a filtré de la rencontre, mais l’ancien ministre disait, avant qu’elle ait lieu, que ce serait «difficile pour lui». À ses yeux, «l’application de ce qui se trouve dans le livre vert pourrait grandement nuire» à la compétitivité de l’industrie qu’il représente. «Déjà qu’une étude récente montre que c’est le Québec, principalement dans la Côte-Nord, que c’est le moins compétitif.»

 

Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, avant de tomber malade (il a été opéré mercredi pour un cancer au duodénum), avait dit qu’il souhaitait déposer ce mois-ci un avant-projet de loi et soumettre à la rentrée d’automne son livre vert à une commission parlementaire. L’objectif était d’adopter en décembre prochain la version finale du nouveau régime forestier.

 

Quant à M. Chevrette, il quittera son poste dans un an, après le congrès de juin 2009 du CIFQ. «Je travaille plus fort qu’un ministre!», a-t-il dit, notant qu’il était au boulot «six ou sept jours par semaine». La crise dans l’industrie est très difficile, a-t-il insisté: «En plus, le pétrole vient de nous donner une autre claque.»

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